Merci Bill DAVIDSON pour ton accueil très chaleureux,

 
 
Au milieu de quelques bikers fidèles a la marque de la Motor Company, cette fille sur son tabouret dans le restaurant du Musée Harley Davidson chante avec une voix sublime. Les morceaux de country qu'elle interprète a la guitare concluent bien cette journée inoubliable.
 
Ce matin, je me sentais un peu seul, le moral un peu down, j'ai beaucoup roulé ces deux derniers jours 2.300 km. La lumière était un peu moche, grise, le paysage sans grand intérêt.
 
Ce n'est pas, tous les jours, facile de trouver de l'inspiration après les ours et les caribous des Rockies, les immensités du Théodore Roosevelt Park ou de la Sibérie, les démesures de Séoul ou bien de Tokyo, la route était aussi sexy qu'un voyage a Cergy-Pontoise.
 
J'étais, peut-être aussi un peu fatigué, je cherchais a trouver un sens a ma fin de ce long trip de 30.000 km qui m'avait conduit ici au Musée Harley Davidson de Milwaukee (Wisconsin).
Pas évident de s'aligner avec force au niveau des événements successifs que j'avais pu vivre ces derniers mois et pourtant, la rencontre avec Bill Davidson a été un moment magnifique.
 
Il m'a réservé un très grand accueil et je l'en remercie du fond du cœur. Je crois qu'il a été agréablement impressionné par la force de mon récit et sa sincérité, il a été très attentif a la richesse des anecdotes et des détails précieux de cette incroyable aventure humaine avec « sa » moto, d'une étrange densité de seulement 135 jours. Le philosophe cubain José Marti : « tout a déjà était fait, mais quand les choses sont sincères, elles sont nouvelles. Confirmer c'est créer ».
 
Malgré cette visite totalement impromptue, il m'a consacré une très grande partie de son après-midi entre ses rendez-vous. J'étais flatté et très touché. Merci encore a toi.
 
Car c'est grâce a sa machine que cette histoire a eu cette force. La force de cette aventure avait ces racines ici, au cœur de cette passion familiales autour de cette machine et de ceux qui l'ont portée et développée, toutes ces longues années.
 
Mon aventure était impossible et improbable avec une GS 1200 ou une Africa Twin. La force vient de cette machine qui ne semble pas être totalement a sa place et pourtant qu'il l'est totalement. Incontestablement, un Road King Police de 450 kg dans la boue de la Sibérie ou sur les gravas, cela ne semble pas avoir du sens et pourtant cela en a plus que l'on peut imaginer.
Cette machine indestructible est puissante et donne des sensations incroyables. Son pilotage maitrisé, son comportement off road est « waow » et brutal. Ces derniers jours nous avons recherché ces sensations disparues depuis la Sibérie, elles m'avaient manqué étrangement.
 
Bill m'a fait comprendre que la moto aurait bien sa place au Musée de Milwaukee. Il m'a posé la question deux fois pour savoir dans quel musée elle finirait. je lui répondu, certainement ici, avant cela, je vais faire vernir et faire protéger ces signatures qui ont toutes leur histoire. Certaines sont très importantes pour moi.
 
Je vais maintenant aller accrocher a la moto la petite clochette qu'il m'a gentiment offerte, dont les sons chassent les mauvais esprits de la route. Je me rends compte que comme tous vrais bikers, nous sommes tous superstitieux. Je vais pouvoir finir mes derniers 5.000 km l'âme légère. Maintenant, le plus important, c'est de rentrer entier.., no more risk, safe ride !